03 janvier 2010

Merci à tous

Pour fêter notre nouvelle année, je tenais à remercier tous les interveannts qui ont fait de ce projet de disque une réalité.

Je commencerai par Ulys qui m'a offert son aide, son talent et ses envies. Il a été très à l'écoute des chansons et de leurs directions en germe. Il a donc énormément apporté sur le plan des arragements, de l'interprétation-même et des couleurs des titres. Il a aussi composé toute l'instru de Defrè. Que des belles choses. A la tienne !

Merci aussi à Olivier qui bien sûr a joué et composé formidablement. Il nous a aussi accueilli chez lui en répétition pendant 6 mois ! merci jeune homme.

Merci à Yves Rousseau qui a mis son talent, son immense expérience et sa sérénité au service de cet album. Chapeau ! moi je n'en reviens toujours pas...

Merci à Florent pour les deux moments magiques qu'apporte son accordéon.

Un grand coup de chapeau à Christophe pour le graphisme. Je pense que nous avons trouvé une belle image et une belle cohérence d'ensemble - à vous de dire mais c'est mon avis ;) -  beacoup de temps passé et de plaisir partagé à faire cette pochette si necessaire à un disque...

Et pour terminer, merci à Paul qui a fait revivre, grâce à son nouveau mix, de bonnes prises. Sans lui, je pense que je serai en ce moment très malheureux....

allez zou .................

Loïc

02 janvier 2010

A découvrir

Christophe Jourdan a réalisé le livret et la pochette. Pendant les 6 mois qu'a duré la création graphique (on a pris notre temps vu que le son était reparti en usine...), Christophe a fait pas mal de propositions. Je vous en présente quelques unes dans l'album que vous trouverez ci-dessous (colonne de droite)...

Christophe a d'autres cordes à son arc...n'hésitez pas à faire appel à lui (au cas où, laissez-moi un mail que je transmettrai).

Loïc

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Présentation du disque

Bonne année 2010 à tous !

Loic

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21 décembre 2009

recherche

Chanteur cherche un nom ;))) nouveau si possible et moins imagé !!

 

Un petit mot de Gildas Thomas

« Loïc Rabache est un artiste d’invitation. Ses musiques et textes vous invitent à entrer dans son univers. Son interprétation, douce mais affirmée, vous donne les clés de la porte d’entrée. Il faut accepter cette invitation car on découvre alors un ton et un rapport fond/forme très originaux. Finalement, Loïc Rabache n’a qu’un seul défaut : son nom…. » Gildas Thomas - décembre 2009.

Merci m'sieur...

19 décembre 2009

Album Orange disponible

Sortie Album Orange Loïc Rabache 3.jpg

12 décembre 2009

Date d'arrivée prévue le 18 decembre

L'album doit arriver physiquement le 18 décembre.

Pour ceux qui souhaiteraient l'acquérir (avec joie) ce sera pour la modique somme de 10 euros en main propre ou 11,50 euros par correspondance.

Il vous suffit de m'envoyer un chèque au nom de l'association "Là-bas dans ton chant". 6 allée copernic - 77150 Lésigny.

N'hésitez pas à le faire découvrir ;)

Loïc

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02 décembre 2009

A y'est ...

Bonjour,
 
Vous trouverez ci-dessous le lien pour aller écouter 6 extraits de l'album enregistré cet été : Orange.
 
Ont joué dessus :
Ulys : guitares & arrangements
Olivier Lacau : batterie et claviers
Yves Rousseau : contrebasse
Florent Thiant : accordéon
Loïc Rabache : chant, contre-chants & arrangements.
 
Le mix vient juste de se terminer après quelques péripéties. C'est donc avec un grand bonheur que je vous fais partager cette histoire, vécue avec une équipe de musiciens formidable.
Cette même équipe sera retrouvable sur scène.
 
Le mix est signé Paul Gascoin, jeune ingé son très à l'écoute  ;))
 
 
Loïc
 
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23 novembre 2009

Orange

Orange
(P : Loïc Rabache)

Ma couleur préférée
N’est pas, je le concède
De celles qui tétanisent
Mais plutôt qui vous aident.

La couleur que j’aime
Porte le nom d’un fruit
Qui d’un bond vous promène
Au pays des réjouis.


R
L’orange est dans mon air
Pas d’orange dans mon verre
Si elle doit s’incarner
Je suis prédisposé


Le fond le plus joli
Ou l’aplat le moins froid
Naissent d’un pigment corsé
D’une écorce arrondie.

La nuit naissant au jour
N’est pas que bleue oh non
Regardez bien ses yeux
Ils sont plus clairs autour

refrain

Toutes les teintes des
Etoffes me ravissent
Dès lors qu’elles s’imprègnent
De cette aimable glaise

Les usines en orange
Seraient des plus seyantes
Les turbines en orange
Seraient les moins bruyantes

refrain

A côté


A côté
[P : Loïc Rabache]


J'évite de faire du bruit
Juste à côté tu dors
Et dans ta tête ton p'tit ordi
Autour de toi recrée l 'décor

J'évite de taire le calme
J'attends encore un peu
Ne quitte pas déjà ton âme
Et prends la même au sérieux

refrain
Si j 'l'ai trouvé
refrain
J 'm'en souviens plus
Si j' l'ai trouvé
Et le chemin m'est inconnu
J 'm'en souviens plus
J' suis pas expert
Et le chemin m'est inconnu
En cartographie
J' suis pas expert
Ni voies qui mènent au Paradis
En cartographie

J'évite les bulles scintillantes
Qui grosses sortent de la pièce
Et, redondances trépidantes,
S'en prennent à tout
Qu'ombres ne laissent
Et puis j'évite de t'éviter
J'essaie moi aussi de trouver
La source unique de la beauté
Des rêves des songes que je t'enviais

refrain

J'évite la fleur de nacre
Belle, sombre, épaisse dans ta main
Pour moi dans tes doigts en rond vide
Ronds de doigts magiques
Pour toi pleins.
Et puis j'évite de t'éviter
J'essaie moi aussi d'inventer
Une autre source de volupté
Contrée lointaine de légèreté

refrain

Le vent

Le vent
[P : Loïc Rabache]

Le vent, Le vent
Souffle en vain
Souffle en vain l'âme sans haine.
Le vent, le vent,
N ' peut qu'un instant, oh un instant
Cacher ma peine.

Cet adieu sans tristesse
T'inculpe poétesse
Tu ne peux pas répondre
Recouverte par les ombres
Les nuages défilent et tu pars avec eux
Fuyante, insensible,
Malgré eux.


refrain
Bonheur, idée, halle,
Ephémère, simple, regret,
Ajoute les mots,
Place les points
Les virgules dans ta main
Bonheur, idée, halle,
Ephémère, simple, regret,
Secoue et tu verras
Peut-être le bonheur est là.
L'air, l'air, l'air
Berce ma tête
Cage rouge et rage au cœur
Toutes mes cordes se meurent
La musique est partie

L'air, l'air, l'air
Berce ma tête
Cage rouge et rage au cœur
Les déchets répartis
C'est fini, aujourd'hui.

refrain

Le vent, Le vent
Souffle en vain
Souffle en vain l'âme sans haine.
Le vent, le vent,
N ' peut qu'un instant, oh un instant
Cacher ma peine.

17 novembre 2009

Longtemps ... les étoiles

Longtemps …les étoiles
L Rabache

Ça fait longtemps qu’j’n’ai pas écrit pour les étoiles
Ça fait longtemps qu’j’n’ai pas écrit pour l’firmament
Quand j’étais adolescent sous cette toile
Je regardais les fumées qui s’en allaient

Ça f’sait longtemps qu’j’n’avais pas r’gardé la lune comme ça
Ça f’sait longtemps qu’j’n’avais pas senti cet air là
Tiens le spoutnik ne pas vite dans sa course molle.
La fraîcheur dans les narines me ramène au sol

Il sent le feu de bois l’air qui me passe sous le nez
Il sent le petit air piquant d’avant l’hiver
Il est les arbres, il est la mer, un truc qui m’retourne
Qui pique l’os de mon âme à chaque bouffée.

Je suis là et je regarde au loin dans la nuit
Je suis là, je sens que je suis vivant
Elle me perturbe, me bouscule, me colle des frissons
S’engage alors une valse de sentiments

Ça fait longtemps que j’ai pas regardé les étoiles
Ça fait longtemps que j’ai pas regardé l’firmament
Tout me rappelle ces jeunes années à la campagne
Quand j’étais chez mon papa et ma maman

J’aimais aller m’asseoir derrière la maison
J’aimais aller m’enfuir sur ce tronc
Sur ce vieil arbre, déraciné, couché au sol
Sur lequel j’ai accouché d’mes premiers bémols

J’aimais aller m’ planquer derrière la maison
Et sous la lune me cacher de ses rayons
J’aimais aussi oublier ma raison
Mes ennuis, mes questions de petit garçon

J’adorais regarder les étoiles
Et m’ emporter dans l’air nocturne parfumé
J’entendais pas vraiment les cigales mais…
Les chiens de ferme au loin, les vaches meugler

J’aimais être là, seul à ne pas entendre
Me dire « le monde commence là »
Je ne sais plus si le jour s’achève
Si la nuit tombe, si elle se lève, si c’est un rêve.

Ça fait longtemps que j’ai pas regardé les étoiles
Ça fait longtemps que j’ai pas regardé l’firmament
Tout me rappelle ces jeunes années à la campagne
Quand j’étais chez mon papa et ma maman

Cherche ailleurs

Cherche ailleurs
[P : Loïc Rabache]

Sur la plage ou la lune j’ai rien trouvé
J’ai vu aussi des lagunes sans intérêt
Leur fond si profond que je confonds
La couleur d’une bise
Et celle d’un typhon.

Je dois chercher ailleurs 
Je dois partir en quête
D’un avenir qui donne ses heures
D’un autre amour, de ma planète.

L’Asie ou l’Amnésie, choisir.
Ma découverte, notre aventure
M’aideront à conquérir
A fabriquer ma p’tite armure
Ou à donner au-delà des murs

Je dois chercher ailleurs 
Je dois partir en quête
D’un avenir qui donne ses heures
D’un autre amour, de ma planète.

Je dois chercher ailleurs 
Partir sans résultat d’enquête,
Et rassurer mon âme en peurs
D’un autre amour, d’une autre fête.

J'y pense

J’y pense
[P : Loïc Rabache]

Moi j 'le vois
Sans bombes atomiques
Ou j ' l'espère
Humain pas cynique

J'aimerais tant
Qu'on r 'vienne à l'antique
Conception
De la politique

Une cité plus démocratique
Qu’on écoute tous ceux qui ont des tics
Des stigmates
Des systématiques
Quand ils parlent
De leur vie pratique

refrain
Moi j 'le vois
Plein d'vie de couleurs
D'avancée d'l'esprit et du coeur
du recul d'la bête du malheur
du refus d'lhorreur et ses soeurs

J'y pense
de temps en temps
[ma tête me lance]
J'y pense
de temps en temps

Moi j 'la sens
Prête à s'annoncer
Cette ère rare
C ' t ' éther des pensées
Pour laquelle
Le monde ne s'est guère dépensé
Pour lequel
Nous n'sommes qu'un vaste chantier.

refrain

Plaît-il

Plaît-il ?
[P : Loïc Rabache]

Plaît-il à ?
L’homme des villes
D’être incivile
Plaît-il à ?
L’homme des villes
Indocile

De flâner
Sous l’acide
De brûler
Sous la pluie
De faner les jonquilles
Les pommes et nos pupilles

Plaît-il à ?
L’homme des villes
D’être incivile
Plaît-il à ?
L’homme des villes
Indocile

De ternir
Le ciel
De noircir
Les ruelles
De pourrir
L’essentiel
En conscience,
En fidèle…

Plaît-il à ?
L’homme des villes
D’être incivile
Plaît-il à ?
L’homme des villes
Indocile

D’endormir
Tous ses sens
D’affaiblir
Ses défenses
De vomir
Ses enfances
Condamnant
L’ innocence

Plaît-il à ?
L’homme des villes

P'tite "pomme" femme

P’tite « Pomme » femme
[P : Loïc Rabache]

Elle est toute toute petite
Elle tient au creux de la main
Liliputienne
pour liliputien

Elle a pris ses quartiers
Dans les carpelles d’une pomme verte
L’inspiration
Toujours en alerte

refrain
P’tite « Pomme » femme…


Elle sculpte les pépins
Avec des burins
Conçus
et forgés pour sa main

Elle tournique les queues
Et les conserve telles
Des œuvres
Uniques,immortelles…
refrain

Elle est toute innocence
Elle est tailleuse de sens
Elle ne
tient pas à demain

Elle pense avec ses doigts
Elle rêve de Florence
Belle âme sans tain

refrain

Sans

Sans
(Loïc Rabache)

Sans vos mains qui
Me touchent dès qu’elles le peuvent
Sans vos mains qui
Me chatouillent et m’émeuvent
Sans vos mains qui
Me poussent quand je ne sais pas
Sans vos mains qui
M' caressent quand je ne vais pas

Sans vos yeux qui
M’aiment sans me le dire
Sans vos yeux qui
Me dévorent et m’attirent
Sans vos yeux qui
Eclairent mon regard
Sans ces feux qui
Embrasent mes brouillards

Le monde n’existe pas

Sans ces cheveux belle toison soyeuse
Sans ces cheveux brillances harmonieuses
Et ces reflets ou bruns ou blonds ou roux
Selon le temps, les endroits et mes goûts

Le monde n’existe pas

Sans ces rires qui ne seront qu’à nous
Ces p’tits délires quand on s'lâche
comme des fous
Tous ces instants de complicité claire
Ces graines d’amour semées dans la lumière

Le monde n’existe pas

Sans tous les trois
Mes rejetons, mon équipe
Sans votre présence
Je rangerais mes cliques
Sans vos envies, vos désirs et vos flammes
Sans vos peurs, vos pleurs et vos larmes

Le monde n’existe pas

Sur la route des carrières

Sur la route des carrières
[P : Loïc Rabache]

Dans le fossé du chemin 
Qui mène à l'usine         
coule l'eau,                     
Mon eau

Les trous déséquilibrent
Ceux qui redoutent
De n 'pas être libres
de si tôt, si tôt

Les cailloux qu'on casse s'entassent
Mais les tas diminuent
Jamais la machine ne se lasse
Et c 'est pour ça qu 'elle tue
 
La sueur de mes voisins
Leurs coups durs dans la pierre
L'habitude dans leurs mains
L' rendement dont ils sont fiers.

Sur la route des carrières
J'ai passé un hiver
Sur cette route sans carrière
J'ai laissé des repères

Et j'avance, les pieds traînent
Ma présence incertaine
Et si j’ me crois utile
C'est l'système qui mutile

Respirer du vieux pneu
Et d'l'amiante tant qu'tu veux
Avaler pour gagner
" Nourri, blanchi, logé "

Si ça dure un hiver
Si ça dure un enfer
De  six  mois puis de l'air
J’vais m 'y faire

Quand l 'temps tire s'éternise
Qu’c 'est l 'futur qu 'on remise
M’demande pas pourquoi j’sors sort
Si je reste, je suis mort.

Sur la route des carrières,
sans exploser une vie entière
j'ai compris
Grandit l'trou dans la terre

Sur la route des carrières
sans exploser une vie entrière
se creuse la pierre
Grandit l'trou dans la terre

10 novembre 2009

Décalage de sortie

Pour des raisons de non-satisfaction concernant le son de l'album (mixage et master), le disque est à nouveau en cours de mix ! Le premier titre, revu sur le plan de la luminosité ;)) est déjà prometteur pour la suite.

Donc rendez-vous début décembre pour l'Orange de Noël !!

 

01 novembre 2009

Ulys

 

florian 2.jpgUlys - Auteur, compositeur et interprète 

 
Une guitare, une voix ou l’expression des gouffres
 
Ulys est né en 1968. Il découvre la musique, par le biais du Hard-Rock, au début des années quatre-vingt. De cette fin d’enfance date son premier contact avec la guitare, instrument dont il affirmera plus tard qu’il est si amoureux, qu’il n’envisagera jamais de jouer d’un autre. Cette élection première, cet engouement initial (initiatique) explique, rétrospectivement, la démarche « exclusive » qui est la sienne : une relation à l’instrument comme l’expression aboutie d’un cheminement intérieur profond. La recherche intime et solitaire d’un accès à soi-même par ce dialogue voix-instrument.


 Il en fallut des aventures de groupes et des projets collectifs, plaisants ou non, enrichissants parfois, toujours frustrants et acculant de fait à une « discipline » où le moi, sans cesser de s’exprimer, doit mettre sa voix en sourdine pour  laisser de l’espace aux  autres.
Aucune déception, aucun regret n’accompagnent ces expériences passées. Elles servent de base, a contrario, à une recherche plus décidée encore, d’un chemin personnel. Et toute la richesse de la musique d’Ulys réside bel et bien dans ce grand plongeon, cette immersion intérieure dans l’inconnu (ou le « trop connu ») de soi, qui entrave, qui inhibe.
Cette appréhension, par les mots, de ce qui le fait être ce qu’il est, pour autant, ne se réduit pas à l’expression narcissique d’un moi envahissant et pleurnichard, car cette parole et ce qu’elle porte est sensible à tous. En se racontant, elle ne dit rien d’autre que la destinée, le lot de chacun, c’est-à-dire le commun et l’universel.

Au fond, on ne fait que se raconter, dans les chansons ; et cette répétition, cette litanique narration de soi, du passé, des deuils, des plaies, trouve son corollaire, dans une expression musicale singulière, par le biais de couches musicales successives, enregistrées en temps réel (sur scène). Superposées, elles créent une subtile et enivrante sensation d’arrachement au temps, à l’espace, à la pesanteur : « un beau voyage », en somme …

Sa technique de guitare si personnelle, aux doigts exclusivement, pour un toucher précis et rond, conjuguée à la sonorité moelleuse et chaude d’une guitare électro-acoustique à cordes nylon ajoute à cet envoûtement. Ce parcours atypique contribue à faire d’Ulys un musicien singulier, original, et puissamment mélodique.